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L’épigénétique : le refus de la fatalité en éducation

22/07/2021

L’épigénétique : le refus de la fatalité en éducation

Un article paru sur ladn.eu le 29 juin 2021, écrit par Peggy Baronle 'après le travail du Docteur Edwige Antier et Marie Dewavrin

 

Alors que nous sortons à peine d’une crise sanitaire mondiale qui a mis en lumière notre grande fragilité et notre inégalité face aux virus il est urgent de s’interroger sur l’impact de nos habitudes de vie sur notre santé et sur celle de nos enfants. 

 

En surpoids, en décrochage scolaire et professionnel, de plus en plus agressifs, de plus en plus insomniaques ? Il n’y a pas de fatalité ! Depuis une vingtaine d’années, de nombreux travaux scientifiques montrent que, dès notre enfance et toute la vie, les habitudes de vie ont un impact chimique sur les gènes qui va jusqu’à les « allumer » ou les « éteindre ». C’est ce qu’on appelle l’épigénétique.

La période allant de la conception aux deux premières années de vie de l’enfant : les 1 000 premiers jours, est particulièrement sensible aux mécanismes épigénétiques.

Autrement dit, si l’on a tous un capital génétique de départ que nous tenons de nos parents, nos habitudes de vie peuvent agir pour moduler l’expression de nos gènes.

Et cette modulation que l’on peut apporter grâce aux habitudes de vie est transmissible ! Certaines expériences ont prouvé que les cellules gardaient en mémoire des traces acquises pendant la période fœtale ou la petite enfance, et qu’elles pouvaient les transmettre aux générations suivantes, comme si nous héritions d’un disque dur avec l’ensemble des modifications génétiques de nos ancêtres.

Mais il n’est jamais trop tard pour agir et essayer de corriger des perturbations passées. Le « caractère difficile de l’oncle Jules » n’est pas une fatalité !

Face aux risques de nouvelles pandémies, et des transformations sociétales qu’elles entraînent, comment prendre en main le capital santé, émotionnel, cognitif de son enfant ?

Mieux le nourrir, c’est prendre soin de son microbiote intestinal dès la naissance. Le microbiote, ce sont ces milliards de bactéries qui peuplent notre tube digestif et agissent comme une véritable barrière protectrice. L’intestin accueille 60 à 70% des cellules immunitaires de notre corps. Il faut donc le chouchouter !  Le meilleur installateur du microbiote pour la vie entière est le lait maternel, même si les laits infantiles ont des compositions qui tendent à se rapprocher du lait maternel.

Mieux communiquer en permettant plus d’échanges et en incitant à l’éducation positive sans ces « violences éducatives ordinaires » encore trop pratiquées malgré la loi de 2020 les interdisant. Cette bienveillance favorise les gènes qui diminuent la sensibilité au stress et renforcent l’immunité. Ressentir de l’empathie peut augmenter le niveau de cellules de défenses dans le mucus nasal !

Mieux bouger pour allumer le gène de la longévité ! Certaines études passionnantes montrent que la sédentarité et l’inactivité physique sont la première cause de mortalité évitable. La pratique d’une activité physique régulière diminue de 30% le risque de mortalité prématurée : Sitting is the new smoking.

Mieux dormir pour recharger ses neurones et renforcer l’immunité. D’après une étude publiée en 2015 par l’INSERM, dormir moins de six heures par nuit multiplie par quatre le risque de tomber malade après une exposition à des virus. Avoir un bon sommeil se prépare dès l’enfance.

Le grand défi médical des années à venir sera sûrement celui de l’épigénétique, pour agir sur son capital génétique et celui de son enfant. C’est un appel à une plus grande responsabilisation face à son capital santé, physique et psychique. Au-delà d’une révolution médicale, c’est aussi une philosophie éducative. Une façon d’agir et d’essayer de ne pas subir, de ne pas être enfermé dans une fatalité ou un chemin tout tracé. C’est une façon d’appréhender la vie, pleine d’espoir pour nous rendre acteur de notre vie !

 

Mon enfant en pleine santé de 0 à 6 ans

Pour approfondir la réflexion sur l’épigénétique, le Docteur Edwige Antier et Marie Dewavrin, auteures du livre « Mon enfant en pleine santé », à paraître le 1er juillet 2021 aux éditions Eyrolles, proposent aux parents un guide richement documenté où les deux auteures expliquent pourquoi et comment les parents peuvent renforcer le capital santé, physique et psychologique de leur enfant. Tous les grands thèmes du développement de l’enfant y sont abordés :

  • Communiquer, penser, s’exprimer, interagir…
  • Manger sainement les nutriments adaptés à son âge…
  • Bouger pour avoir un corps à l’aise dans son environnement…
  • Dormir sereinement pour bien recharger ses neurones…
  • Vivre environné d’écrans sans en devenir dépendant…

 

« La science et l’expérience se rejoignent pour vous accompagner au mieux dans votre environnement, vos repas, votre rythme de vie, vos interactions familiales, et optimiser ainsi tout le potentiel que la nature offre à votre enfant. Il pourra entrer en pleine forme dans le monde en mutation qui l’attend. »

 

Les auteures :

Le Dr Edwige Antier, pédiatre à Paris, accompagne les parents et les professionnels des crèches et prône l’éducation positive. L’une des voix de Radio-France pendant 26 ans, elle a déposé en 2010 la proposition de loi dite « contre la fessée ». Elle enseigne l’aide à la parentalité à l’E-faculté de psychologie.

Marie Dewavrin est engagée pour la transition alimentaire et une santé durable auprès de fondations, d’associations et d’entrepreneurs. Formée en naturopathie, elle est une fervente ambassadrice d’une vision intégrative de la médecine prenant en compte les habitudes de vie. Elle est mère de quatre enfants.

 

Source : https://www.ladn.eu/adn-business/news-business/actualites-annonceurs/livre-epigenetique-education-docteur-edwige-antier-marie-dewavrin/

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