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Originellement Webdesigner et Graphiste, j'ai longtemps pratiqué et peauffiné mes soins sur moi-même avant d'oser aller vers le public. Je souhaiterais remercier en particulier 4 personnes qui m'ont inspirée, donné confiance et surtout qui ont solidifié et étoffé mes connaissances :

La naissance d'Aunée

03/12/2018

La naissance d'Aunée

Aunée est un programme conçu à la fin de mes études. Son but ? Offrir à un maximum de personnes, même à l'international, la possibilité de cultiver des plantes sans irrigation ni serre tout en bonifiant leur sol.

Comment est née Aunée ?

Mon parcours scolaire et universitaire en France

Après un Abibac Scientifique (BAC franco-allemand) et une Licence en géographie et aménagement du territoire en France, j'étais venue à bout de l'éducation française : surexploitation, compétitivité, jugement de valeur par des notes parfois totalement aléatoires selon "l'enseignant". Un magnifique cocktail pour des dépressions à répétition et se demander pourquoi le stress semble être garant d'un travail qualitatif...

J'ai pourtant toujours adoré apprendre... Jusqu'à ce que la cadence "d'apprentissage" et le rythme de vie qui nous étaient exigés au lycée deviennent impossibles à tenir et me dégoûtent. À la fin de ma Licence et avec le soutien de ma professeur d'Allemand, j'ai décidé de partir à Trèves pour finir mes études. Je considérais ce pays comme un pionnier de l'écologie et j'espérais enfin acquérir des connaissances qui m'intéressent tout en perfectionnant mon allemand.

 

La découverte d'un nouveau Monde éducatif

C'est lors de cette expérience en Allemagne que j'ai compris l'intérêt des communautés scientifiques. J'étais en Master de géographie à Trèves ("Procédés dynamiques à la surface de la Terre"), et j'abordais un monde nouveau. Les enseignants sont passionnés et interagissent avec les étudiants comme des vis-à-vis, des futurs chercheurs en quête de sens. Les étudiants venaient pour apprendre mais, malgré l'absence de "classes" en tant que telles, ils réussissaient à s'entre-aider et à créer un climat convivial. C'est dans ce climat que j'ai appris l'anglais, l'unique moyen de communiquer avec les étudiants étrangers provenant de tous les horizons : l'Amérique, l'Espagne, la Palestine, la Corée, la Finlande, l'Estonie... ENFIN, l'apprentissage "scolaire" avait pris du sens.

 

La connaissance n'est pas à vendre : c'est un bien commun.

Plus que jamais, cet envol scientifique me donna l'envie de restituer tout ce que j'avais eu la chance de découvrir pendant mon parcours. La Nature et sa bonne santé sont un droit pour tous, et il est impensable que tout être humain ne puisse savoir comment y contribuer !

En Allemagne, visiblement comme dans les pays anglophones, le "mémoire" considéré comme une vraie petite thèse ("master thesis"). Le temps n'est pas compté pour sa réalisation, seule la qualité importe et les professeurs se tiennent à notre disposition pour nous assurer leur soutien. J'ai donc profité de cette occasion pour aller le plus tôt possible vers le professeur le plus spécialisé que j'avais à disposition : Christoph Emmerling était généralement tellement demandé en responsable de thèse qu'il fallait aller vers lui un an à l'avance pour s'assurer de sa disponibilité. C'est un grand spécialiste des sols et de l'agriculture, pour l'avoir lui-même pratiquée. Scientifique mais aussi technicien, c'était la meilleure aide que je pouvais avoir, et j'ai été ravie de travailler avec lui.

 

La thèse en quelques mots

Il s'agissait de prouver que la France pouvait être autonome si l'ensemble de la surface agricole était uniquement consacrée aux cultures. Pour se faire, le programme simule les cultures idéales pour chaque département français en fonction du climat et du sol, de façon à créer des rotations de cultures autonomes et valorisantes pour le sol, sans irrigation ni serres. La finalité des récoltes était convertie en valeur nutritionnelle pour s'assurer que chaque couche de la population bénéficiait d'une alimentation équilibrée en fonction de son âge et de son genre.

À l'époque, il s'appelait VegAu pour Vegan Autarcy. L'intitulé exacte de la thèse était le suivant :

Sur la possibilité théorique d'une alimentation suffisante et saine en l'absence d'élevages, d'irrigation artificielle et d'intrants chimiques en France métropolitaine.

 VegAu, un programme pour tester l’éventualité d’une autosuffisance en produits biologiques d’une autosuffisance en produits biologiques



La mise en route du projet

Il m'a fallut un an pour mettre en place la base de données nécessaire au programme : croiser les informations entre les sites, les livres et les articles scientifiques, combler les espaces vides sur les cartes en simulant les données manquantes, estimer au mieux les données manquantes en comparant les végétaux d'une même famille...

Une fois la base de donnée suffisamment étoffée, il me fallut choisir un langage cross-plateforme. Mon dévolu s'est porté sur le Python, que j'ai appris sur le tas en autodidacte grâce aux cours de OpenClassroom. Je me demande encre maintenant comment j'ai fait pour apprendre aussi vite et créer un programme aussi complexe. En six mois, mon programme était fonctionnel. Pas parfait certes, mais fonctionnel.

 

Graine d'Aunée : tout un projet humanitaire

Plus qu'un simple programme, je voyais Aunée inscrite dans un projet humanitaire à part entière. Il s'agissait de permettre à n'importe qui de savoir quelles plantes sont adaptées à son environnement sans notion de jardinage. Le programme devait être accessible sur des machines anciennes et lentes, de façon à ce que chaque mairie puisse l'installer sur un vieil ordinateur offert en libre service à toute personnes qui en aurait besoin. Même la petite mamie qui sait à peine se servir d'un ordinateur !

Après avoir avancé le projet au maximum après mon départ forcé de Trèves, il m'a fallut abandonner le projet : ma condition n'était plus favorable à son avancement et j'avais besoin d'argent pour vivre. La présentation de mes résultats et du concept du programme avaient vivement intéressée mes professeurs, et j'avais été honorée qu'ils me demandent de les tenir au courant son l'évolution. J'avais même été soutenue par l'un d'eux ainsi que Pierre Lieutaghi pour l'obtention de la Bourse Déclic'Jeune (en vain). C'est d'ailleurs suite à ma rencontre avec Pierre Lieutaghi que VegAu est devenu Aunée : le but du projet n'était pas de "convertir" toute la population au mode de vie vegan, mais bien de valoriser ses terres et sa capacité d'autonomie.

 

Pour l’anecdote...

C'est suite à la création du premier site dédié à Aunée (VegAu à l'époque) que j'ai été contactée par l'équipe de SiteW. La qualité de site ainsi que les aspects de partage, d'optimisation et d'écologie était en accord avec les leurs et nous nous sommes d'emblée très bien entendu. C'est ainsi qu'a commencé mon partenariat avec eux, en mars 2019.

Aunée : pourquoi ce nom, pourquoi ce logo ? SiteW